Un étude menée en 2007 par l'IGAENR pointait une relative inefficacité des mesures prises depuis la loi sur l'innovation et la recherche de 1999, en matière de valorisation de la recherche.
Ce statu-quo concernait les multiples formes de la valorisation de la recherche, entendue ici sous son aspect le plus large comme l'ensemble des relations entre la recherche publique et le monde économique : qu'il s'agisse de recherche en partenariat entre laboratoires publics et entreprises, de valorisation de la propriété intellectuelle ; de création d'entreprises issues de laboratoires publics ; ou de la mobilité des chercheurs entre les secteurs publics et privés.
Depuis de nombreuses années -et cet effet a été renforcé à partir de 1999- l'effort a été mis sur l'offre avec des stratégies "technology push". Point emblématique de cette stratégie de l'offre, la création d'entreprises à l'issue de programmes de recherche a d'abord été confiée à des chercheurs puis à des équipes s'appuyant sur les chercheurs quand on a constaté la difficulté à transformer un chercheur en entrepreneur. La création et l'installation dans la paysage des incubateurs publics, puis des services de valorisation ont permis d'outiller le métier et ont également contribué à développer une logique de l'offre.
A l'inverse, les actions plus marquées autour de la demande (market pull) et favorisant des interactions entre recherche et marché ont eu moins de succès. Les CNRT labellisés en 2000, qui regroupaient organismes de recherche et d'entreprise, n'ont jamais atteint leur rythme de croisière. Les financements -régionaux le plus souvent- d'accompagnement des PME à la consommation de technologies permettent à une clientèle disposant le plus souvent de faibles ressources d'amorcer des programmes d'intégration des technologies mais les fonds disponibles n'autorisent la plupart du temps que de petits programmes, menés par des acteurs qui ne sont pas forcément les leaders de leur marché.
A ces outils historiques de promotion de l'offre et d'identification de la demande se superposent depuis quelques années des acteurs dans l'intermédiation avec des périmètres d'activité et des attributions en définition comme les Institut Carnot, les PRES, les RTRA, les fondations, et aujourd'hui les SATT.
Un journaliste relevait, en début d'année 2010, 341 organismes s'occupant de la politique de transfert, sans compter les cellules de valorisation das chaque valorisation. On voit donc à la fois l'engouement qu'il y a sur ces actions de transfert mais simultanément la difficulté d'en sortir aujourd'hui des métiers structurés.
Le cours couvrira les problématiques suivantes :
Analyse d'une technologie à valoriser :
Développement et positionnement d'offres :
Gestion du "commercial" :
Séminaire réservé exclusivement aux élèves du PA Innovation Technologique, mais réservé en priorité aux thématiques Entrepreneuriat et Management de l'Innovation
Dernière mise à jour : samedi 25 juin 2011

